Поль Верлен — Paul Verlaine

Menu du site

Accueil
Poésie:
Poèmes saturniens Les Amies Fêtes galantes La Bonne Chanson Romances sans paroles Sagesse Jadis et Naguère Amour Parallèlement Dédicaces Femmes Bonheur Chansons pour elle Liturgies intimes Odes en son honneur Élégies Dans les limbes Épigrammes Chair Invectives Hombres Biblio-sonnets —————————— Contact

© Verlaine.ru



ru
fr

Jadis et NaguèreJadisPrologueSonnets et autres versÀ la louange de Laure et de PétrarquePierrotKaléidoscopeIntérieurDixain mil-huit-cent-trenteÀ HoratioSonnet boiteuxLe ClownÉcrit sur l’album de Mme N. de V.Le SqueletteÀ Albert MératArt PoétiqueLe PitreAllégorieL’AubergeCirconspectionVers pour être calomniéLuxuresVendangesImages d’un souLes uns et les autres (comédie)Vers jeunesLe Soldat laboureurLes LoupsLa PucelleL’Angelus du matinLa Soupe du soirLes VaincusÀ la manière de plusieursLa Princesse BéréniceLangueurPantoum négligéPaysageConseil falotLe Poète et la MuseL’Aube à l’enversUn pouacreMadrigalNaguèrePrologueCrimen amorisLa GrâceL’Impénitence finaleDon Juan pipéAmoureuse du Diable

Paul Verlaine « Jadis et Naguère »

Un pouacre

À Jean Moréas

Avec les yeux d’une tête de mort
Que la lune encore décharne
Tout mon passé, disons tout mon remord
Ricane à travers ma lucarne.

Avec la voix d’un vieillard très cassé,
Comme l’on n’en voit qu’au théâtre,
Tout mon remords, disons tout mon passé
Fredonne un tralala folâtre.

Avec les doigts d’un pendu déjà vert
Le drôle agace une guitare
Et danse sur l’avenir grand ouvert,
D’un air d’élasticité rare.

« Vieux turlupin, je n’aime pas cela.
Tais ces chants et cesse ces danses. »
Il me répond avec la voix qu’il a :
« C’est moins farce que tu ne penses,

Et quant au soin frivole, ô doux morveux,
De te plaire ou de te déplaire,
Je m’en soucie au point que, si tu veux,
Tu peux t’aller faire lanlaire. »