Поль Верлен — Paul Verlaine

Menu du site

Accueil
Poésie:
Poèmes saturniens Les Amies Fêtes galantes La Bonne Chanson Romances sans paroles Sagesse Jadis et Naguère Amour Parallèlement Dédicaces Femmes Bonheur Chansons pour elle Liturgies intimes Odes en son honneur Élégies Dans les limbes Épigrammes Chair Invectives Hombres Biblio-sonnets —————————— Contact

© Verlaine.ru



ru
fr

Jadis et NaguèreJadisPrologueSonnets et autres versÀ la louange de Laure et de PétrarquePierrotKaléidoscopeIntérieurDixain mil-huit-cent-trenteÀ HoratioSonnet boiteuxLe ClownÉcrit sur l’album de Mme N. de V.Le SqueletteÀ Albert MératArt PoétiqueLe PitreAllégorieL’AubergeCirconspectionVers pour être calomniéLuxuresVendangesImages d’un souLes uns et les autres (comédie)Vers jeunesLe Soldat laboureurLes LoupsLa PucelleL’Angelus du matinLa Soupe du soirLes VaincusÀ la manière de plusieursLa Princesse BéréniceLangueurPantoum négligéPaysageConseil falotLe Poète et la MuseL’Aube à l’enversUn pouacreMadrigalNaguèrePrologueCrimen amorisLa GrâceL’Impénitence finaleDon Juan pipéAmoureuse du Diable

Paul Verlaine « Jadis et Naguère »

Luxures

À Léo Trézenik

Chair ! ô seul fruit mordu des vergers d’ici-bas,
Fruit amer et sucré qui jutes aux dents seules
Des affamés du seul amour, bouches ou gueules,
Et bon dessert des forts, et leur joyeux repas,

Amour ! le seul émoi de ceux que n’émeut pas
L’horreur de vivre, Amour qui presses sous tes meules
Les scrupules des libertins et des bégueules
Pour le pain des damnés qu’élisent les sabbats,

Amour, tu m’apparais aussi comme un beau pâtre
Dont rêve la fileuse assise auprès de l’âtre
Les soirs d’hiver dans la chaleur d’un sarment clair,

Et la fileuse c’est la Chair, et l’heure tinte
Où le rêve étreindra la rêveuse, — heure sainte
Ou non ! qu’importe à votre extase, Amour et Chair ?