Поль Верлен — Paul Verlaine

Menu du site

Accueil
Poésie:
Poèmes saturniens Les Amies Fêtes galantes La Bonne Chanson Romances sans paroles Sagesse Jadis et Naguère Amour Parallèlement Dédicaces Femmes Bonheur Chansons pour elle Liturgies intimes Odes en son honneur Élégies Dans les limbes Épigrammes Chair Invectives Hombres Biblio-sonnets —————————— Contact

© Verlaine.ru



ru
fr

Jadis et NaguèreJadisPrologueSonnets et autres versÀ la louange de Laure et de PétrarquePierrotKaléidoscopeIntérieurDixain mil-huit-cent-trenteÀ HoratioSonnet boiteuxLe ClownÉcrit sur l’album de Mme N. de V.Le SqueletteÀ Albert MératArt PoétiqueLe PitreAllégorieL’AubergeCirconspectionVers pour être calomniéLuxuresVendangesImages d’un souLes uns et les autres (comédie)Vers jeunesLe Soldat laboureurLes LoupsLa PucelleL’Angelus du matinLa Soupe du soirLes VaincusÀ la manière de plusieursLa Princesse BéréniceLangueurPantoum négligéPaysageConseil falotLe Poète et la MuseL’Aube à l’enversUn pouacreMadrigalNaguèrePrologueCrimen amorisLa GrâceL’Impénitence finaleDon Juan pipéAmoureuse du Diable

Paul Verlaine « Jadis et Naguère »

La Princesse Bérénice

À Jacques Madeleine

Sa tête fine dans sa main toute petite,
Elle écoute le chant des cascades lointaines,
Et dans la plainte langoureuse des fontaines,
Perçoit comme un écho béni du nom de Tite.

Elle a fermé ses yeux divins de clématite
Pour bien leur peindre, au cœur des batailles hautaines,
Son doux héros, le mieux aimant des capitaines,
Et, Juive, elle se sent au pouvoir d’Aphrodite.

Alors un grand souci la prend d’être amoureuse,
Car dans Rome une loi bannit, barbare, affreuse,
Du trône impérial toute femme étrangère.

Et sous le noir chagrin dont sanglote son âme,
Entre les bras de sa servante la plus chère,
La reine, hélas ! défaille et tendrement se pâme.