Поль Верлен — Paul Verlaine

Menu du site

Accueil
Poésie:
Poèmes saturniens Les Amies Fêtes galantes La Bonne Chanson Romances sans paroles Sagesse Jadis et Naguère Amour Parallèlement Dédicaces Femmes Bonheur Chansons pour elle Liturgies intimes Odes en son honneur Élégies Dans les limbes Épigrammes Chair Invectives Hombres Biblio-sonnets —————————— Contact

© Verlaine.ru



ru
fr

Chansons pour elleTu n’es pas du tout vertueuseCompagne savoureuse et bonneVoulant te fuirOr, malgré ta cruautéJusques aux pervers nonchaloirsLa saison qui s’avanceJe suis plus pauvre que jamaisQue ton âme soit blanche ou noireTu m’as frappé, c’est ridiculeL’horrible nuit d’insomnie!Vrai, nous avons trop d’espritTu bois, c’est hideux ! presque autant que moiEs-tu brune ou blonde?Je ne t’aime pas en toiletteChemise de femme, armure ad hocL’été ne fut pas adorableJe ne suis plus de ces esprits philosophiquesSi tu le veux bien, divine IgnoranteTon rire éclaire mon vieux cœurTu crois au marc de caféLorsque tu cherches tes pucesJ’ai rêvé de toi cette nuitJe n’ai pas de chance en femmeBien qu’elle soit ta meilleure amieJe fus mystique et je ne le suis plus

Paul Verlaine « Chansons pour elle »

Je suis plus pauvre que jamais

Je suis plus pauvre que jamais
Et que personne ;
Mais j’ai ton cou gras, tes bras frais.
Ta façon bonne
De faire l’amour, et le tour
Leste et frivole,
Et la caresse, nuit et jour,
De ta parole.

Je suis riche de tes beaux yeux.
De ta poitrine,
Nid follement voluptueux,
Couche ivoirine
Où mon désir, las d’autre part.
Se ravigore
Et pour d’autres ébats repart
Plus brave encore…

Sans doute tu ne m’aimes pas
Comme je t’aime,
Je sais combien tu me trompes
Jusqu’à l’extrême.
Que me fait, puisque je ne vis
Qu’en ton essence,
Et que tu tiens mes sens ravis
Sous ta puissance ?